Robe pourpre sur peau pâle, sourire carnassier et yeux verts, reflets d'une bougie et vin liquoreux, veines palpitent le long d'un coup délicat...

Tu te penches avec douceur, et le parfum capiteux de sa peau te saisit vivement et t'enivre. Tes lèvres s'approchent de la gorge blanche qui vibre et laisse échapper un soupir sans pudeur. Lueur d'envie de son regard, éclat amusé du tien. Tu relèves la te pour la frôler des yeux, appréciant en amateur la chaleur des joues empourprées. Lentement, ta bouche s'approche de ses lèvres entrouvertes que tu caresses du bout d'une langue que tu laisses ensuite courir sur la fine peau du cou qui s'offre à toi. Saisissant d'une main sa chevelure dénouée, tu dénudes de l'autre un sein que tu caresses avidement. Ta langue se fait plus violente, et redessine le tracé de ses veines qui se gonflent de plaisir. Les palpitations de sa poitrine qui se soulève excitent ta soif d'elle, et leur son infime résonnent intensément dans tout ton corps.

Soudain, tu fermes les yeux, et enfonce tes dents dans la chair tendre qui se laisse percer sans résistance. Cri étouffé... L'odeur aigre de la peur émane de son corps, et ta main glisse de son sein à sa bouche pour clore ses gémissements, tandis que son corps se bat sans conviction sous ton étreinte. Tu plaques tes lèvres sur la blessure, et ta bouche se remplit d'un sang chaud, épais, salé, épicé. Le liquide coule au fond de ta gorge, les battements de ton coeur s'accélèrent, tu avales lentement, avec délectation, et un plaisir subtil t'inonde peu à peu...

Bois, enivre-toi, pend bien tes lèvres à son cou, repais-toi de son sang, et lèche-le jusqu'à la dernière goutte...

Bois, et tue-la, tue-la pour oublier que toi tu ne peux pas mourir. Surtout n'oublie pas de jouir de cette mort trop facile que tu lui offres, cette mort délectable qui la fait se pâmer de plaisir pendant que tu bois sa souffrance jusqu'à la lie...